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Les usagers et les salariés en sont les victimes.
La DDASS et le centre hospitalier souhaitent redéployer les moyens mis à disposition de l’association, afin de constituer d'une équipe mobile de psychiatrie qui irait à la rencontre des publics
en difficulté. Mr De Riccardis précisant que «si l'Etat finance la totalité des postes que nous demandons, Asais gardera ses intervenants. » Asais est aujourd’hui écartelée par ses partenaires
institutionnels. Ni les personnels de cette association dont l'emploi et la rémunération sont fragilisés à très court terme, ni les adhérents d'ASAIS, ni même les élus municipaux bordelais ou les
conseillers généraux girondins n'ont été informés et consultés sur ces décisions lourdes de conséquences.
Il est pourtant clair que le choix de constituer une équipe mobile à vocation d'intervention médico-psychologique d'urgence, à partir de moyens normalement consacrés depuis 20 ans, à la mise en
œuvre et à l'animation de structures stables, fixes, de repères destinés à reconstruire dans la durée du lien social, dans le respect de l'identité, de la citoyenneté, de l'autonomie d'individus
en souffrance ou en difficulté psychosociale comme le fait ASAIS, est parfaitement contestable, notamment si l'on se réfère aux évolutions catastrophiques actuelles mises en œuvre dans le champs
de la médiation psycho-sociale. S'il ne s'agit pas de contester l'utilité de constituer une équipe mobile, force est de constater que celle ci ne peut avoir une réelle efficacité dans la durée
qu'en complément de l'action plus stable, plus durable conduite par les équipes d'ASAIS.
Pour autant, Elus, acteurs sociaux, responsables institutionnels et associatifs tout comme les publics en difficulté auxquels ASAIS s'adresse dans le respect de leur identité et de leur
citoyenneté, connaissent et reconnaissent l'efficacité et l'utilité de l'action de cette association et de ses quatre structures, qui, dans le temps, sont devenues des repères stables et
constructifs dans l'environnement urbain bordelais, et même au delà, si l'on se réfère à l'écho positif que cette association a reçu à plusieurs reprises, tant des ministères compétents que des
institutions européennes ou régionales.
En 2005, Mr Xavier Bertrand, ministre de la Santé, souhaitait faire bénéficier au plus grand nombre une démarche de ce type et se féliciter d’avoir mis en œuvre des moyens afin d’assurer la
pérennité de notre association « dont l'action auprès de personnes en situation de précarité et de souffrance médico-psycho-sociale entretient des liens entre le champ sanitaire et le champ
social. » Qu’en est-il trois ans après ? En mettant en péril l’association, renvoyant ainsi les adhérents à l’isolement, les logiques comptables et réglementaires auraient alors tous les droits,
…
Mettre en péril l’association, c’est renvoyer les personnes en situation d’exclusion à l’isolement, à l’errance et à la rue au seul prétexte de logiques économiques et comptables qui auraient ainsi tous les droits.
Refusons-le ensemble !
Citoyens, chômeurs, salariés, étudiants, familles, élus, professionnels de la Santé, travailleurs sociaux, artistes,
Soutenons l’association ASAIS et les valeurs qu’elle défend.
Et demandons solennellement le maintien des moyens nécessaires à son existence et à ses activités.« Le risque que prend une société avec ses membres les plus fragiles, en leur tendant la main
et en leur offrant la possibilité d’une vie digne, est de loin inférieur à celui qu’elle engage en les enfermant ».
Merci de diffusez le plus largement possible cet appel.
Nous comptons sur vous et votre soutien.
Le collectif ASAIS
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>Mobilisation |
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| signer la pétition de soutien |
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En date du 30 mars 2009, la DDASS de la Gironde lors du comité local de santé mentale, a annoncé le retrait des moyens hospitalier mis à disposition d’Asais pour le 13 septembre 2009.
Le retrait de ces moyens, comme le stipule l’audit réalisé pour le compte du Conseil Général de la Gironde et du Centre Hospitalier Charles Perrens, amènerait l’association à ne plus
pouvoir mener le projet associatif pour lequel elle est par ailleurs financée. Le Tribunal de Grande Instance, par son jugement du 29 mai dernier, a donc décidé de placer l’association
sous mesure de sauvegarde de justice.
B.Allemandou Président d’Asais |
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